16.11.2007

L’eurocrate, le souverainiste et le plombier polonais

 Retour sur 50 ans de « Construction »

L’Europe a toujours puisé ses origines et sa force dans différents mythes qui se sont confondus avec un idéal de la civilisation européenne façonné par la Grèce antique (Eurôpé), développé par l’empire romain (Auguste), répandu par la chrétienté, (Papauté, Saint Empire…) réapproprié par la Renaissance (Pétrarque), l’Humanisme (Erasme), l’age classique (Abbé de Saint Pierre) les Lumières (Montesquieu, Rousseau), puis par les visionnaires (Victor Hugo, Coudenhove-Kalergi) sans jamais vraiment se concrétiser.  Il aura fallu attendre le XXéme siècle pour voir une coopération des différentes Nations... la 196éme tentative...

30.10.2007

61% des Français pour un référendum sur le traité européen

61% des Français pour un référendum sur le traité européen

Une forte majorité de Français, 61%, se déclarent en faveur de la ratification du nouveau traité européen par référendum, selon un sondage CSA à paraître aujourd’hui dans Le Parisien-Aujourd’hui en France. Interrogés sur le mode de ratification du traité adopté à Lisbonne, 6 français sur 10 optent donc pour un référendum, contre 31% qui préfèrent une ratification par le Parlement et 8% sans avis. Par ailleurs, si le traité était soumis à référendum, le “oui” l’emporterait avec 68% des intentions de vote, contre 32% pour le “non”, selon les intentions de vote des sondés inscrits sur les listes électorales. Mais 52% des inscrits voteraient blanc ou nul ou s’abstiendraient.

(Source : http://www.lesinfos.com)

29.09.2007

Les 10 sites les plus pollués de la planète

Les dix sites les plus pollués (1) de la planète se répartissent dans sept pays et concernent à eux seuls le quotidien de plus de 12 millions de personnes. Réalisé par l’Institut BLacksmith (2), aux USA, et l’organisation écologique Green Cross, en Suisse, le top dix des sites les plus pollués de la planète tente de recenser les sites où la pollution de l’environnement affecte le plus la santé humaine, notamment celle des enfants. Face à la grande disparité en termes de taille, de population et de types de pollution, les auteurs de l’étude ont pris le parti d’une absence de classement, considéré ni réaliste ni viable.

A noter que le rapport 2007 propose une deuxième liste, présentant les 30 sites les plus pollués et dont la majorité se trouve en Asie, sachant que la chine, l’Inde et la Russie sont les pays les plus représentés. Les pollutions toxiques observées dans ces sites sont issues des sources les plus diverses telles que des régions industrielles géantes, des complexes miniers de grande envergure et des sites de production d’armes chimiques remontant à la Guerre froide.

Le site de Sumgaït en Azerbaïdjan
- Sumgaït, Azerbaïdjan
Nombre de personnes menacées : environ 275 000?Types de pollution : produits chimiques industriels et métaux lourds.
- Linfen, Chine
Nombre de personnes menacées : environ 3 millions
Types de pollution : émissions de gaz provenant des automobiles et des industries, dioxine, arsenic.
- Tianjin, Chine
Nombre de personnes menacées : environ 140 000
Types de pollution : exploitations minières, métaux lourds.
- Sukinda, Inde
Nombre de personnes menacées : environ 2,6 millions
Types de pollution : exploitations minières et traitement du chrome, autres métaux lourds de l’industrie.
- Vapi, Inde
Nombre de personnes menacées : environ 71 000
Types de pollution : produits chimiques et métaux lourds provenant de l’industrie.
- La Oroya, Pérou
Nombre de personnes menacées : environ 35 000
Types de pollution : produits chimiques et métaux lourds provenant de l’industrie minière.
- Dzerjinsk, Russie
Nombre de personnes menacées : environ 300 000
Types de pollution : polluants chimiques, gaz sarin, gaz VX, plomb, etc. provenant essentiellement de l’industrie de l’armement.
- Norilsk, Russie
Nombre de personnes menacées : environ 134 000
Types de pollution : rejets de métaux lourds et de dioxyde de soufre.
- Tchernobyl, Ukraine
Nombre de personnes menacées : environ 5,5 millions (valeur discutée)
Types de pollution : gaz et de poussières radioactives liés à l’explosion du réacteur nucléaire.
- Kabwe, Zambie
Nombre de personnes menacées : environ 255 000
Types de pollution : cadmium et plomb provenant d’exploitations minières

(Source : http://www.univers-nature.com)

16.09.2007

Avec “Katyn”, Wajda raconte à 81 ans l’histoire de ses parents

Légende du cinéma mondial, le Polonais Andrzej Wajda a présenté mercredi à Varsovie son nouveau film, dans lequel il raconte l’histoire tragique de son père, l’un des 22.500 officiers polonais massacrés par les Soviétiques en 1940 à Katyn et d’autres camps.

Le cinéaste, âgé de 81 ans, a choisi de placer au début du film, sous le titre de “Katyn”, une dédicace: “A mes parents”. Son père, Jakub Wajda, était capitaine d’un régiment d’infanterie de l’armée polonaise. Il a été exécuté d’une balle dans la nuque par le NKVD, la police secrète de Staline. Et comme des centaines d’autres femmes, sa mère a longtemps refusé d’accepter sa mort. “Ma mère s’est nourrie d’illusions jusqu’à la fin de sa vie, car le nom de mon père figurait avec un autre prénom sur la liste des officiers massacrés”, a-t-il raconté à l’issue de la première projection du film pour la presse.

Symboliquement, la première du film aura lieu le 17 septembre, le jour même où en 1939, l’Armée rouge envahit l’Est de la Pologne pour se partager le pays à l’amiable avec l’Allemagne nazie qui avait commencé son invasion le 1er septembre.

Le film commence ce jour-là sur un pont où deux foules se pressent en sens inverse: l’une pour fuir l’Armée rouge, l’autre la Wehrmacht. Il se termine sur les images insoutenables des exécutions perpétrées une à une dans la forêt de Katyn.

Le massacre fut révélé pour la première fois par les nazis qui mirent au jour les charniers après la rupture du pacte germano-soviétique et leur invasion de l’URSS en juin 1941.

L’URSS rejeta immédiatement la responsabilité du massacre sur les nazis. L’Occident resta muet pour ne pas envenimer ses relations avec Moscou, devenu un allié indispensable dans la guerre contre Adolf Hitler.

Le film est une fiction, mais, a insisté Andrzej Wajda, il est basé sur des histoires et des épisodes authentiques. Une bonne partie du film se déroule à Cracovie et raconte l’attente des femmes entre 1939 et 1950. Le cinéaste a également utilisé des images d’archives tournées par les Allemands lors de l’exhumation des corps en 1941, puis celles tournées par la propagande soviétique.

“Ce film n’aurait pas pu voir le jour avant, ni dans la Pologne communiste, ni en exil, en dehors de la Pologne, où il n’y avait pas d’intérêt pour le sujet”, a déclaré le cinéaste.

“Aucun cinéaste sain d’esprit n’aurait pu le tourner à l’époque communiste, sinon, il aurait dû présenter la version officielle”, a-t-il dit. Car le film montre aussi le mensonge entretenu par le régime communiste polonais qui a persisté à attribuer le massacre aux Allemands.

Ce n’est qu’en avril 1990 que le président soviétique Mikhaïl Gorbatchev a fini par reconnaître la responsabilité de l’URSS. En Pologne, pratiquement jusqu’à la chute du communisme, il était interdit de parler de Katyn, dont la forêt est devenu le symbole du massacre des élites polonaises, même s’il s’est déroulé dans plusieurs lieux, à Kharkiv (Ukraine) et à Miednoïe (Russie).

“J’espère qu’il y aura d’autres films sur le même sujet. Mon, film n’est qu’un premier film”, a déclaré le cinéaste, qui a reçu en 2000 un Oscar pour l’ensemble de sa carrière de plus de cinquante ans.

“Enfin il y a ce film”, a déclaré l’acteur Andrzej Seweryn, présent lors de l’avant-première. “Toute la Pologne l’attendait. Wajda n’a pas pu échapper à ce film, il s’est longtemps préparé à le faire, il appréhendait le sujet, cherchait le bon scénario”, a-t-il ajouté, “c’était pour lui tellement important”.

Pour assurer la réussite du film, Wajda a confié les images à Pawel Edelman, chef-opérateur pour le Pianiste de Roman Polanski et la musique au compositeur polonais Krzysztof Penderecki.

17.08.2007

ONG : verité et réalité


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07.08.2007

Belgrade n’acceptera pas l’indépendance du Kosovo et Metohija en échange de l’adhésion à l’UE

Belgrade n’acceptera pas l’indépendance du Kosovo et Metohija en échange de l’adhésion à l’UE, a déclaré à RIA Novosti lundi l’ambassadeur serbe à Moscou, Stanimir Vukicevic.

“Je peux affirmer en toute certitude qu’il n’y aura pas de marchandage: l’adhésion de la Serbie à l’Union européenne ne sera pas achetée par l’indépendance du Kosovo”, a-t-il indiqué.

La Serbie est en train de mener des négociations avec l’UE en vue d’intégrer l’Europe unie, a rappelé le diplomate. Par ailleurs, il a souligné que la décision sur le statut du Kosovo devait être trouvée sur la base d’accords et d’un compromis dans le cadre du Conseil de sécurité de l’ONU.

La province du Kosovo, qui reste formellement une partie du territoire serbe, a été placée sous la tutelle des Nations unies en 1999. Conformément au Plan de Martti Ahtisaari prévoyant son indépendance surveillée, le contrôle de la province devrait passer à l’UE.

Ce passage est cependant impossible sans une résolution appropriée du Conseil de sécurité de l’ONU, estime M. Vukicevic, qui juge toutefois nécessaire la présence de missions administrative et militaire des Nations unies dans cette région instable.

Le Conseil de sécurité de l’ONU n’ayant pas réussi à adopter une résolution concertée sur le statut du Kosovo, cette question a été soumise au Groupe de contact spécialement créé à cet effet, qui regroupe des représentants de la Russie, de l’Union européenne et des Etats-Unis.

Source : RIA Novosti

29.07.2007

Le secrétaire personnel du pape s’émeut de l’islamisation de l’Europe

Le secrétaire personnel du pape Benoît XVI s’est ému de l’islamisation de l’Europe et a insisté sur la nécessité de ne pas ignorer les racines chrétiennes du continent. “On ne peut pas nier les tentatives pour islamiser l’ouest”, aurait déclaré Monseigneur Georg Gaenswein, cité par le magazine hebdomadaire “Suddeutschezeitung” à paraître vendredi. “On ne devrait pas ignorer le danger que cela représente pour l’identité de l’Europe”, aurait-il ajouté.

Gaenswein a par ailleurs défendu un discours que Benoît XVI avait prononcé l’année dernière, dans lequel le pape établissait un lien entre islam et violence, estimant que le souverain pontife avait voulu par là “réagir à une certaine naJiveté”. Dans le monde entier, des musulmans avaient protesté contre ce discours papal, en mettant le feu à des églises en Cisjordanie ou en accusant le pape de vouloir s’allier avec le président des Etats-Unis George W. Bush pour “reprendre les Croisades”, en Iran. Une religieuse italienne avait également été abattue dans l’hôpital somalien où elle travaillait, et le Vatican s’était inquiété de ce que cette attaque puisse être liée aux propos pontificaux.

Récemment, l’influent archevêque de Cologne, Joachim Meisner, a déclaré dans une interview à la radio Deutschlandfunk que “l’immigration de musulmans a ouvert une brèche dans notre culture allemande, européenne”.

Source : http://www.armees.com/

Le seul regret de Lech Walesa

Tombeur du communisme, Prix Nobel de la paix en 1983, chef de l'État de 1990 à 1995, l'ancien petit électricien de Gdansk ne cache pas son amertume et n'avoue qu'un regret : ne plus avoir 18 ans et cette certitude de la jeunesse de pouvoir changer le monde.


DES REGRETS ? Non, assurément, Lech Walesa n'en a « absolument aucun ». Sûr d'avoir toujours eu raison, lui, le petit électricien des chantiers navals de Gdansk, fier de son destin hors du commun. Tombeur du communisme, Prix Nobel de la paix en 1983, chef de l'État de 1990 à 1995. « Si c'était à refaire, je ne changerais rien. Je suis comme je suis. Je ne regrette rien », dit-il sans hésiter, occultant les maladresses, les erreurs, les dérives qui, après une longue décennie de gloire, l'ont acculé à une retraite prématurée dans sa chère ville de Gdansk. À 64 ans, toujours marié à Danuta, il se partage désormais entre sa famille, une fondation qui porte son nom et de fréquents voyages aux États-Unis pour des conférences que l'on dit lucratives. Icône adulée à l'étranger, mais héros fatigué en Pologne, où ses compatriotes se sont lassés de ses rodomontades et d'une fâcheuse tendance à semer la zizanie. L'exercice du pouvoir a terni son étoile et, si l'arène politique ne cesse de le fasciner, les Polonais, eux, boudent désormais cet ancien combattant de la liberté tenté par l'autoritarisme, brouillé avec ses anciens compagnons de lutte.


Non, à l'en croire, Lech Walesa n'a aucun regret, mais comment ignorer l'amertume qui perce à chacune de ses fausses confidences. « Le peuple ne m'a pas compris. Si le peuple m'avait réélu, la Pologne serait allée beaucoup plus loin. » Il n'a pas digéré ses échecs. Ils furent parfois cuisants. Recalé à l'élection présidentielle de 1995, puis en 2000 (il n'obtient alors qu'à peine 1 % des voix). Battu, qui plus est, par Aleksander Kwasniewski, un ancien apparatchik converti à la social-démocratie qui, comble de la provocation, caracola longtemps en tête des sondages de popularité. « Moi, dit-il, j'avais des idéaux et un énorme crédit de confiance dans le monde. J'aurais pu obtenir un nouveau plan Marshall. Mais lui ? Un gestionnaire intelligent. Rien de plus. Ses succès - l'entrée de la Pologne dans l'Otan et dans l'Union européenne -, ce sont les miens ! »


Inutile d'attendre de Walesa un semblant de mea culpa. S'il a finalement serré la main de son rival, ce n'est que sous la pression de Jean-Paul II. « Catholique pratiquant, je ne pouvais refuser au Saint-Père. » Il n'empêche : c'est, selon lui, cette gauche postcommuniste qui a permis à Lech Kaczynski, ce « crétin », d'accéder au pouvoir. Excessif, Walesa ? « Peut-être aurais-je pu employer des termes plus policés, mais je m'adressais au peuple, pas aux intellectuels. » Les Kaczynski ? Walesa les connaît bien. Ils furent ses anciens conseillers au début des années 1990. « Ils me mettaient des bâtons dans les roues », lâche-t-il, un brin méprisant. Accusé d'avoir trahi les idéaux de Solidarnosc, accusés d'avoir collaboré avec la SB, l'ancienne police politique communiste. « Des envieux ! », riposte Walesa qui s'est empressé de publier sur Internet un extrait du volumineux dossier de la SB le concernant. Quelque 500 pages visant, dit-il, à « manipuler un simple ouvrier qui dérangeait ».


Fâché avec ses anciens compagnons de lutte, fâché même avec son enfant chéri, le syndicat Solidarnosc. Au point d'avoir rendu, il y a un an, sa carte. « Ce n'est plus le même syndicat ! », explique-t-il avec raison. Dix millions d'adhérents en 1980, 700 000 aujourd'hui. Le formidable mouvement pour la liberté est devenu le bastion des laissés-pour-compte de la transition. Aux déçus du capitalisme, il répond qu'il « n'avait pas le choix, qu'il fallait mettre au placard le drapeau de Solidarité pour permettre à la Pologne d'ouvrir un nouveau chapitre de son histoire ». Et puis, de toute façon, « Solidarnosc rimera toujours avec Walesa. Donc, aucun regret ».


Oublié, Walesa, mais pas découragé pour autant. Éternel optimiste, il affirme : « Même en situation de détresse, j'aperçois la possibilité d'une victoire » et rêve de jouer à nouveau les hommes providentiels. « Si la patrie a besoin de moi, je serai candidat à la prochaine élection présidentielle. Mes échecs m'ont appris l'humilité. Si la Pologne a besoin de Walesa, Walesa se présentera. Pour la bonne cause. »


Au fond, il n'avoue qu'un regret : ne plus avoir 18 ans et cette certitude de la jeunesse de pouvoir changer le monde. Bien sûr, concède-t-il, « j'ai commis des péchés. Mais je m'efforce de me racheter. Et puis, Dieu seul sait ce qui est bon ou mauvais ».

MARCIN ZRALEK

23.07.2007

Prix des produits alimentaires : qui paye le plus en Europe?

Le marché unique se semble avoir d'unique que sa monnaie, car les prix des biens alimentaires peuvent faire le grand écart d'un pays à l'autre.

L'Europe des prix resterait-elle encore à faire? Selon un rapport publié par l'Eurostat, l’Office statistique des Communautés européennes en 2006, les niveaux des prix des produits alimentaires et boissons alcoolisées varient de un à deux et demi au sein de l'Union européenne. L'écart est nettement plus important en ce qui concerne le tabac, où le rapport est de 1 (en Lettonie) à 7 (au Royaume-Uni).
La conclusion générale que l'on peut tirer de ce comparatif sur 500 articles est que les pays de l'est et les nouveaux membres de l'UE offrent des prix plus avantageux que l'Europe de l'Ouest et surtout, l'Europe du Nord. Ainsi, acheter son pain en Bulgarie coute trois fois moins cher que l'acheter au Danemark. Ce pays arrive en effet en tête des nations où les produits alimentaires et les boissons non alcoolisées coutent le plus, avec un indice de prix de 142% (100 étant la moyenne des prix dans les 27 pays), soit un panier 2,5 fois plus cher qu'en Bulgarie (56%).
Derrière le panier danois arrivent les paniers irlandais (125%), finlandais (120%) et suédois (119%).
Les moins fortunés préfèreront, après la Bulgarie, la Lituanie (64%), la Pologne et la Slovaquie (67%).
La France dans la moyenne
Concernant l'Hexagone, il se situe dans la moyenne européenne pour l'ensemble des produits alimentaires (105 %). Bon point également pour les boissons alcoolisées avec un indice de 91%.
En entrant dans les détails, on apprend que les niveaux de prix pour la viande oscillent de 48% en Bulgarie et 50% en Lituanie, alors qu'au Danemark et en Suède, l'indice atteint des records (respectivement 149% et 133%). Pour le lait, les fromages et les oeufs, ils sont très onéreux à Chypre (139%) et en Grèce (138%).
Enfin, les prix font littéralement le grand écart si on s'intéresse au tabac, dont les niveaux de prix les plus élevés ont été observés au Royaume-Uni (205% de la moyenne de l'UE-27), en Irlande (186%), en France (133%), en Allemagne et en Suède (119% chacun) et les plus bas en Lettonie (28%), en Lituanie (30%), en Roumanie (32%) et en Estonie (41%).
Lefigaro

18.07.2007

L'Europe à la veille d'une révolution agricole

Abandonnée depuis des années, la logique productiviste revient sur le devant de la scène.


UN NOUVEAU vent souffle actuellement sur l'agriculture européenne. « Nous sommes en train de passer d'une agriculture d'offre à une agriculture de demande », résume Nicolas Ferenczi, économiste à l'Association générale des producteurs de blé.


Cette petite révolution agricole n'est pas sans conséquence pour les agriculteurs. Depuis quinze ans, tout le système est construit pour casser la logique de production. Il en va ainsi de la Politique agricole commune (PAC), bâtie sur une logique de gestion de la surproduction. À tel point que les aides agricoles sont aujourd'hui presque totalement déconnectées des récoltes. À preuve, en 2006, 55 % des aides versées aux agriculteurs en France n'étaient pas liées à la production. L'agriculteur est aujourd'hui largement jugé, et donc aidé, en fonction d'autres critères, notamment environnementaux.


Ce système peut-il perdurer alors que depuis plus d'un an les stocks de céréales sont au plus bas, les cours au plus haut et que la demande est extrêmement soutenue ? « Pendant cinq ans, notre métier se résumait à être les gardiens du paysage, aujourd'hui le discours change », observe cet agriculteur poitevin.


Face à la flambée des cours, tous les outils de régulation du marché sont progressivement abandonnés. La jachère est mise entre parenthèses pour 2008 et Marianne Fisher Boel, commissaire européen à l'Agriculture, envisage même sa suppression définitive dans le cadre du bilan de santé de la PAC, programmé pour l'année prochaine. Les stocks de beurre ont « fondu ». Les prix d'intervention sur la plupart des matières premières agricoles ont été abandonnés. Même une suppression des quotas laitiers est évoquée. Car le lait n'échappe pas à la hausse des prix : l'Europe ne produit plus assez de lait pour faire face à la demande.


Pour l'heure, les agriculteurs, à l'exception notable des viticulteurs, se frottent les mains. En 2006, les revenus des exploitations métropolitaines ont grimpé de 17 %. Compte tenu de la flambée des cours depuis le début de l'année, cette tendance devrait se poursuivre. Pourtant les agriculteurs sont inquiets. Ils craignent que cette envolée des cours ne soit l'occasion de libéraliser la PAC, autrement dit, entrer dans le grand bain de la concurrence planétaire.


Négociations tarifaires


Pour l'heure, cette hausse des matières premières agricoles a des répercussions directes dans l'ensemble de la filière agroalimentaire. Pour la première fois, l'agriculture est au coeur des négociations tarifaires entre la grande distribution et l'agroalimentaire qui débutent aujourd'hui entre les trois parties en présence : les distributeurs, les industriels de l'agroalimentaire et les principales filières agricoles. Il s'agit de savoir qui va prendre à sa charge la hausse des prix des matières agricoles. Une première. Ces dernières années, les professionnels parlaient surtout de marges arrière et autres taux de change.

LeFigaro

17.07.2007

Europa potrzebuje wizji



Znane jest twierdzenie, że kto nie idzie dynamicznie do przodu ten się cofa. Unia Europejska stoi, rozgląda się, debatuje, spokojnie poszukuje kompromisu, a wiec się cofa. Świat nam ucieka. Przede wszystkim gospodarka, ale także nauka czy kultura rozwijają się w globalnym świecie z coraz większym tempem. Europa przestaje się liczyć, przestaje być globalnym graczem, zaczyna być bogatym i ze względu na potrzeby ogromnym, ale jednak coraz bardziej tylko rynkiem zbytu.


Globalizacja świata postępuje. Te same firmy, te same towary, ta sama masowa kultura, dążenie do tej samej jakości życia. Świat od zawsze jest zdeterminowany globalizacją, ale dziś ze względu na szybkość przekazu informacji i poruszania się świat się skurczył i stał się prawie zupełnie jednym organizmem. Globalizacja jest tak zdeterminowaną siłą życia społecznego jak w przyrodzie grawitacja. Musimy nauczyć się z nią żyć i ją wykorzystywać.



Naszą konkurencją są już nie tylko Stany Zjednoczone, czy Japonia. Mamy nowych jeszcze silniejszych graczy. Dziś gospodarczymi potęgami stają się Chiny i Indie, a jutro Brazylia. Ekonomistom trudno opisać fenomen gospodarczego, ale przecież nie tylko gospodarczego, bo w podobnym stopniu kulturalnego i społecznego, a więc cywilizacyjnego rozwoju. Opis i analizy utrudnia efekt skali. Tak jak metody opisu ruchu samochodu, czy nawet samolotu nie pasują do opisu ruchu rakiety, tak metody opisu procesów ekonomicznych na rynkach 50, 100 czy 200 milionowych nie pasują do opisu rynków miliardowych. Inna produkcja i inny zakres inwestycji, inny rynek usług iinna konsumpcja. Inne możliwości i innepotrzeby.


Jaka więc powinna być Europa lat 20-tych i 30-tych XXI wieku? Pytanie proste – Europa unią państw, w których żyją szczęśliwi, radośni, przedsiębiorczy i zaradni, przyjaźni i otwarci, zasobni i coraz dłużej żyjący w zdrowiu, dobrze wykształceni i wolni ludzie. Być może wzbudzi to zdziwienie, ale właśnie taka jest nasza powinność – zmieniać, tworzyć, budować świat szczęśliwych ludzi. Nie dla kogoś, tylko razem tworzyć warunki, by każdy, jak chce zdobył swoje szczęście. Co zrobić, by w globalnym, pełnym wyzwań i niebezpieczeństw świecie budować Europę szczęśliwych ludzi?


1. Europa musi stać się światowym graczem bezpieczeństwa.Tylko aktywna polityka międzynarodowa, pokojowo reagująca na konflikty, a wcześniej ich przyczyny, rozszerzająca przestrzenie wolności, współpracy i ograniczenia biedy może przynieść gwarancje bezpieczeństwa na dziś i na jutro. Liderzy Europy przy pomocy odpowiednich instrumentów organizacyjnych, takich jak prezydent Unii Europejskiej oraz minister spraw zagranicznych muszą uaktywnić działalność w skonfliktowanych lub grożących konfliktami rejonach świata. Dla osiągnięcia tego celu niezbędne wydaje się odbudowanie partnerskiego sojuszu Unii Europejskiej ze Stanami Zjednoczonymi. Partnerski sojusz polityczny, militarny i gospodarczy, stworzenie zbalansowanego dipola da szansę roztropnej dyplomacji.


2. Europa musi postawić na naukę i kulturę. „Mózgiem rozwoju”, gwarantującym i odpowiedni kierunek zmian, i odpowiednie tempo jest właśnie nauka i kultura. Dobrze to mówić tu w Portugalii, gdzie powstała „Strategia Lizbońska”. W nauce powiązanej z gospodarką niezbędne jest bezwzględne i natychmiastowe wdrożenie, zupełnie dziś martwej „Strategii Lizbońskiej”. Wzmocnienie najlepszych europejskich uniwersytetów, uczynienie z nich ponownie centrów cywilizacyjnych zmian człowieka i świata oraz radykalne zwiększenie nakładów na naukę może przywrócić dynamikę rozwoju nowoczesnych technologii. Europejski Instytut Technologiczny powinien być budowany wspólnie z europejskim biznesem. Powiem brutalnie: dopóki „wspólnej polityki rolnej” nie zastąpi „wspólna polityka edukacji i technologii”, z budżetem większym odbudżetu WPR, dopóty Europa nie ma co marzyć o powrocie na pozycje lidera. A bez marzeń nie ma rozwoju.


3. W europejskiej gospodarce potrzebny jest świeży powiew: obniżenie kosztów pracy, otwarcie ciągle jeszcze zamkniętych lub tylko częściowo domkniętych wszystkich pozostałych rynków oraz zdjęcie biurokratycznych obciążeń, w większości nakładach przez kraje narodowe, ale czasami także obecnych w dyrektywach, a jakże w dyrektywach z poprzedniego wieku. Wolność gospodarcza, łatwość zakładania i prowadzenia zwłaszcza małych i średnich firm staje się podstawowym wyzwaniem. Podobnie jak otwarcie wewnątrz unii wszystkich rynków. Co stałoby się z roamingiem, z cenami rozmów telefonicznych, czy połączeń internetowych, gdyby każdy europejski gracz teleinformatyczny mógł swobodnie działać we wszystkich krajach Unii. Unia staje się jednym organizmem, musimy dbać o siebie wzajemnie, solidarnie. To się opłaca.


4. Jeśli chcemy być wolni i żyć w wolnym świecie, musimy uwolnić się od problemów energetycznych. Znów podstawowym kierunkiem powinien być rozwój badań. Gdyby połowę środków jakie przeznacza się na rozbudowę drogiej, ogromnej w swych rozmiarach infrastruktury energetycznej, zwłaszcza gazowej i naftowej, skierować na badania dotyczące nowych technologii pozyskiwania energii, na przykład z węgla, pewnie mielibyśmy już w Europie problem gospodarczy, a częściowo i polityczny rozwiązany. Wyobraźmy sobie świat, w którym geografia zasobów energetycznych przestaje odgrywać pierwszorzędną role gospodarczą, mówiąc żartobliwie, gaz przestałby prowadzić do szaleństwa. Ile kłopotów świat miałby mniej. Wszyscy znamy kontrowersje gospodarcze i polityczne, środowiskowe, a nawet militarne wokół „Gazociągu Bałtyckiego” budowanego przez Gazprom. Jak wyglądałyby te kontrowersje, gdyby właścicielem gazociągu była Unia Europejska lub kraje Unii? W energetyce zasada solidarności: „jeden za wszystkich, wszyscy za jednego” szybko przyniesie pożądane efekty.


5. Na przestrzeni wieków Unia Europejska jawi się jako najlepszy projekt polityczny i cywilizacyjny. Projekt efektowny i efektywny. Przede wszystkim dlatego, że opiera się na wolności, solidarności i otwartości. Zasad tych zatracić nie można. Niezbędne jest więc dalsze rozważne otwieranie naszej Unii na inne, wolne i demokratyczne kraje. Trudno wyobrazić sobie by w niedalekiej przyszłości wielki europejski kraj – Ukraina nie stał się członkiem naszej wspólnoty. Dotyczy to także innych krajów: Turcji, a później kolejnych krajów Europy Wschodniej. Wiem, że nam Polakom, solidarnie walczącym o wolność, rozbijającym żelazną kurtynę łatwo to mówić. Może jednak warto tego posłuchać. Bo wolość zmienia człowieka, zmienia kraj i świat. Wolność czyni Go bezpiecznym. 17 lat temu otrzymaliśmy wolność i demokrację, cztery lata temu przystąpiliśmy do „klubu narodów budujących szczęście”, zamknięcie drzwi tego „klubu”, doprowadzi do zgaszenia światła w tunelu prowadzącym do wolności. Nie powinniśmy zrobić tego nigdy.



Wyzwań jest oczywiście więcej. Wymieniam skrótowo tylko najważniejsze. O jeszcze jednym jednak nie mogę nie powiedzieć. To wyzwanie najtrudniejsze i najważniejsze jednocześnie, taki warunek „zerowy”. Chodzi oczywiście o ludzi. To ludzie zmieniają świat. Unia Europejska potrzebuje odważnych, pełnych świeżych wizji i marzeń i bardzo odważnych liderów. Z liderami łatwiej się trudzić, ale i pewniej zdobywać szczyty.


Rok 2025. Mam 65 lat. Tak młodzi ludzie nie odchodzą jeszcze na emeryturę. Pewnie jestem doradcą w jakimś banku. Mój pierwszy syn, dziś 25-cio latek, informatyk pracujący w Polsce w Hinduskiej firmie, w 2025 roku jako europejski komisarz ds. informatycznej cyfryzacji regionów zaniedbanych, leci do Mińska z Prezydentem Unii Europejskiej na spotkanie z Prezydentem Chin w sprawie transferu nowoczesnych technologii z Europejskiego Instytutu Technologicznego do chińskich uniwersytetów. Dlaczego do Mińska? Bo właśnie Białoruś pełni prezydencję w Unii Europejskiej.

Kazimierz Marcinkiewicz - kmarcinkiewicz.blog.onet.pl

16.07.2007

Bilan des écosystèmes

Selon le WWF , le bilan global des écosystèmes naturels fait état d'une diminution de 30% des richesses naturelles de la terre, entre 1970 et 1995. Les forêts ont perdu 12% de leur richesse biologique en trente ans... et les écosystèmes marins, 30 % ! Un milliard d'hectares de terres autrefois cultivables ne le sont plus à cause des divers pesticides déversés massivement... La part des transports dans l'augmentation annuelle des émissions de gaz à effet de serre est de 70 à 80 %. Or plus de 500 millions de voitures dans le monde roulent à l'essence !
Pour rendre compte de ce constat alarmiste, l'organisation écologiste parle d'empreinte écologique. C'est un mode de calcul qui permet de mesurer la part de ressources naturelles utilisée par une population donnée. A l'échelle mondiale, cette exploitation des ressources dépasse de 20% les capacités biologiques de la terre.
Biodiversité
La biodiversité, c’est la variété des espèces et des écosystèmes sur la terre. Le développement économique, la pollution, l’agriculture et la pêche industrielles intensives mettent à mal cette biodiversité naturelle.
Un exemple : 20% des espèces de poissons sont menacées de disparition. Une convention des Nations Unies réglemente la protection de la biodiversité.


Déchets
Le développement de la société de consommation dans les pays industrialisés a généré des masses de déchets dont le recyclage et/ou la destruction par incinération posent un problème écologique crucial. Dans les 20 dernières années, la quantité de déchets municipaux par habitant des pays industrialisés a presque triplé. Elle est, en moyenne, de 475 kilos par an et par personne. En France, cela représente 27 millions de tonnes d’ordures domestiques qu’il faut ajouter aux déchets industriels et agricoles.


Eau
Au cours des 20 prochaines années, on s'attend à une diminution d'un tiers, en moyenne, de l'eau disponible par personne dans le monde, selon le rapport mondial sur l’eau, publié en 2003. Selon la croissance de la population et les décisions politiques, les pénuries d’eau concerneront, vers 2050, 7 milliards de personnes dans 60 pays (hypothèse haute) ou 2 milliards dans 48 pays (hypothèse basse).


Energie
Les énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon) sont, d’une part, vouées à l’épuisement, et d’autre part sources d’émissions de gaz à effet de serre. Elles répondent pourtant à 68% des besoins énergétiques français. Le recours aux énergies renouvelables est un des moyens de lutter contre la pollution atmosphérique mais elles ne représentent aujourd’hui que 12% de la consommation en France. Le reste est fourni par le nucléaire, source d’énergie controversée. Pour certains, elle est « développement durable » puisqu’elle ne génère pas de gaz à effet de serre, pour d’autres elle est, par nature, dangereuse et polluante à cause des déchets qu’elle produit.


Pollution chimique
L’une des sources les plus importantes de pollution chimique sont les pesticides. En 1945, on en utilisait 60 000 tonnes par an, en 95,
2,5 millions. Ils ont permis le développement massif de l’agriculture extensive et sont aujourd’hui présents dans 40% des fruits et légumes frais consommés dans l’Union Européenne mais aussi dans l’air et dans l’eau. La double difficulté est que, d’une part, en l’état actuel des recherches, on ignore les effets à moyen et long terme de près de 40 000 molécules mises en circulation et, d’autre part, il s’agit souvent de POP (Polluants Organiques Persistants).


Réchauffement climatique
Pour les scientifiques, le niveau de pollution lié aux émissions de gaz à effet de serre, générés principalement par la combustion des énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz), est tel que le climat de la terre se réchauffe. De combien de degrés et à quelle échéance ? Les prévisions divergent. Mais les conséquences d’une augmentation moyenne de 2° (prévision basse) à échéance de 2100, seraient considérables : inondations, désertification, dissémination des maladies, disparitions d'espèces animales. Le protocole de Kyoto sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre est une des mesures prises pour lutter contre le phénomène mais sa mise en œuvre est très difficile.


Ressources naturelles
Lutter contre la déforestation et l'exploitation illégale des ressources forestières (bois, plantes et animaux) dont l'humanité a besoin pour sa survie, constitue un enjeu majeur pour l'avenir de la planète, mais également un sujet sensible en raison des questions économiques, politiques et culturelles qu'il soulève.


Transports
Les transports sont à l’origine de 25% des émissions de dioxyde de carbone dans le monde générées par l’homme. Réduire la circulation automobile est l’un des axes prioritaires de la lutte contre la pollution d’autant plus que l’Union Internationale des Transports Publics prévoit que la population urbaine va augmenter de 27% dans les 30 prochaines années. Aucune ville ne pourra supporter une augmentation proportionnelle du transport individuel.
 

www.novethic.fr

 

Pourquoi un seuil d’acceptation d’OGM dans le bio ?

Le conseil européen du 12 juin 2007 a décidé de suivre une proposition de la commission européenne en imposant aux consommateurs et aux professionnels bio d’accepter une contamination des produits bio à hauteur de 0.9% (1). Ce qui revient à interdire à quiconque le droit de revendiquer la consommation ou la production d’un produit bio exempt d’OGM. Cette décision a été prise à l’encontre de l’avis du parlement européen rendu à une majorité écrasante le 22 mai 2007, qui stipulait une limitation du seuil d’acceptation à 0.1%, seuil technique de détection.

Les lobbies pro-OGM peuvent pavoiser ! On impose au bio de subir ce qu’il ne souhaite pas, et en l’empêchant de réclamer une indemnisation en cas de contamination, on feint d’oublier la responsabilité du pollueur, à savoir celle du paysan qui sème des OGM, sous contrat des semenciers.

Cette responsabilisation, la commission avait refusé de la réglementer en 2001, au moment où elle était parvenue à mettre un terme au moratoire de fait qui bloquait l’essor de l’industrie des biotechnologies qu’elle appelle de ses vœux. Pour noyer le poisson, face aux inévitables contaminations, elle s’était contentée de laisser les Etats membres légiférer. En France, on a choisi de ne rien faire ; il n’y a toujours pas de réglementation sur la responsabilité des contaminations d’OGM. Même le décret de fin de règne du précédent gouvernement n’aborde pas le problème.

Il ne faut être dupe. Imposer 0.9% d’OGM dans le bio participe à la même politique : celle des avancées par petits pas, pour mettre la société devant le fait accompli. Le bio gênait trop ; il était un argument pour freiner les OGM. Maintenant, il est privé de la possibilité de se défendre, jusqu’à 0.9%. Et demain, on élèvera le seuil d’acceptation, pour, hélas, mettre le droit en conformité avec les contaminations d’OGM (2). Et il en sera ainsi de partout, dans le bio et ailleurs, c’est inévitable, c’est la force de la Nature qui le conduira.

Ce qui est évitable, ce sont les OGM ; nous n’en avons pas besoin pour vivre, et l’agriculture bio est capable de nourrir la planète selon la FAO.

Alors cultivons, développons l’agriculture bio contre l’agriculture des mauvais produits et de la pollution, et écoutons les scientifiques qui nous alertent sur les modifications d’organe ou les décès de rats ayant mangé des OGM de pomme de terre, n’en déplaise aux enthousiastes de la bande au professeur Scientus, payés par les semenciers.

(Source: http://www.univers-nature.com)

 

Régulariser les immigrés peut rapporter gros

Un think-tank anglais estime que le gain annuel pourrait être d'un milliard de livres.

VOILÀ une proposition qui devrait provoquer quelques remous. Pour l'Institute for Public Policy Research (IPPR), un centre de réflexion britannique, la Grande-Bretagne devrait régulariser un demi-million d'immigrants illégaux, arguant que cela profiterait grandement à l'économie du pays. Mieux ! Ce think-tank, proche de l'ancien premier ministre Tony Blair, dit-on, a calculé qu'une telle mesure rapporterait près d'un milliard de livres par an (1,47 milliard d'euros) « comparé aux 4,7 milliards de livres (6,9 milliards d'euros) qu'il en coûterait de les renvoyer chez eux par la force », écrit l'IPPR. Un tel scénario d'expulsion est de toute façon « irréaliste », poursuit-il, citant des estimations gouvernementales qui montrent qu'il faudrait trente ans pour y parvenir.
Et quand bien même, avance l'IPPR, « notre économie stagnerait. Alors, nous avons un choix pour l'avenir : laisser les gens vivre en marge, exploités et dans la peur de l'avenir, ou les ramener dans la société, pour qu'ils paient des impôts et vivent une vie honnête ». 
LeFigaro

14.07.2007

Classe ouvrière disparue en Europe?

« Ce qui caractérise le « capitalisme tardif », c’est la séparation entre la production des formes de vie en tant que telles et sa base matérielle partiellement invisible, entre le Spectacle et ses mécanismes secrets de coulisses. Loin de disparaître, la production matérielle est toujours là, mais comme réorientée en un mécanisme fonctionnel de soutien du spectacle. De fait, dans la perception idéologique contemporaine, le travail lui-même, plus encore que le sexe (le travail manuel surtout, opposé à l’activité « symbolique » de la production culturelle), semble être frappé d’obscénité, devant être dissimulé au regard du public. La tradition culturelle selon laquelle, de L’Or du Rhin de Wagner à Metropolis de Lang, le processus de production a lieu souterrainement, dans d’obscures cavernes, culmine aujourd’hui dans l’ « invisibilité » de millions de travailleurs anonymes qui suent dans les usines du tiers-mondes – des goulags chinois aux chaînes de montage indonésiennes ou brésiliennes. L’Occident peut ainsi se permettre de gloser sur la « disparition de la classe ouvrière » alors que ses traces sont facilement discernables partout autour de nous. Il suffit de remarquer la petite inscription « Fabriqué en… Chine, Indonésie, Bengladesh, Guatemala… » sur les produits de masse, des jeans aux walkmans. Le point remarquable de cette tradition culturelle occidentale est son identification du travail et du crime, son idée que le travail, le labeur pénible est originellement une activité criminelle indécente qu’il faut cacher. Le seul moment dans les films hollywoodiens où le processus de production est montré dans toute son intensité est d’ailleurs lorsque le héros pénètre le domaine secret du « maître du crime » et parvient alors à localiser l’espace d’un travail intense : on raffine et emballe de la drogue, on construit un missile qui va détruire New York… Quand, dans un James Bond, le « maître du crime », après avoir capturé le héros, lui fait faire un tour de son usine illégale, Hollywood se rapproche de très près de la fière présentation social-réaliste classique de la production dans l’usine. La fonction de l’intervention de Bond est alors, bien entendu, de faire exploser ce lieu de production, et de nous permettre ainsi de revenir au faux-semblant de notre existence quotidienne dans un monde où la clase ouvrière a disparu. »


Slavoj Zizek, Le spectre rôde toujours, Nautilus, 2002, p. 78-79

12.07.2007

Cicha budowa superpaństwa


"Koniec superpaństwa. Kres marzeniom o europejskim państwie federalnym. Narodowe interesy zaporą dla eurofederalistów" - tak prawicowe media w Europie, w tym w Polsce, komentowały czerwcowy szczyt przywódców państw Wspólnot Europejskim. Część eurosceptyków z optymizmem witało efekty brukselskiego spotkania szefów krajów członkowskich WE. Tymczasem nie ma się z czego cieszyć. Nowe superpaństwo powstaje po cichu.

"Dusze się łączą, kiedy wargi się rozdzielają" - pisał Robert Musil, austriacki pisarz, z wykształcenia inżynier. Te słowa, jak ulał pasują do tego, co wydarzyło się kilka tygodni temu w stolicy Belgii. Przywódcy państw członkowskich Wspólnot co prawda trochę się pokłócili i rzeczywiście walczyli o częściowe interesy dla swych krajów, lecz gdy "wargi się rozdzieliły", superpaństwo europejskie zaczęło nabierać realnych kształtów i już wkrótce ujawni nam swoją władzę, bo "dusze się łączą".

 
To, co istotne, zdarzyło się przed brukselskim szczytem. Na początku tego roku ministrowie rządów państw wspólnotowych zebrani w organie WE, jakim jest Rada Europejska, podejmowali kolejne decyzje budujące organy właściwe państwu. Jak wiemy, państwo to monopol na przemoc, by wymusić przestrzeganie praw i nienaruszalności granic. Przez pierwszą połowę tego roku Rada Europejska, Komisja Europejska i Parlament Europejski budowały właśnie "struktury monopolu na przemoc" nowego superpaństwa - Unii Europejskiej.


Unijna strażnica na Bugu

Kilka lat temu powstał FRONTEX - agencja WE, która ma za zadanie kontrolowanie granicy zewnętrznej WE. Jej główną siedzibą jest Warszawa, a na czele stoi Fin - Ilkka Laitanen. Do tej pory zajmowała się jedynie tworzeniem siebie oraz wymianą informacji między strażami granicznymi państw. Podczas kwietniowego posiedzenia Rady ds. Wymiaru Sprawiedliwości i Spraw Wewnętrznych, a więc zebrania ministrów rządów Wspólnot, poinformowano, że FRONTEX zaczyna "tworzyć własne patrole graniczne". Komisja Europejska wraz z Parlamentem w maju wydały stosowne rozporządzenie w tej sprawie, nadając

FRONTEX-owi stosowne uprawnienia. W praktyce oznacza to przekształcenie tej agencji w ponadnarodową, europejską straż graniczną, która ma kontrolować granice zewnętrzne powstającej Unii Europejskiej. Na mocy decyzji Rady oraz rozporządzenia Komisji Europejskiej utworzono właśnie "zespoły szybkiej interwencji granicznej". W kwietniu ministrowie sprawiedliwości i spraw wewnętrznych informowali w stosownym komunikacie:

"(...) Po rozpoczęciu działalności zespoły szybkiej interwencji granicznej będą wysyłane do państw członkowskich, aby przez określony czas dostarczać szybkiego wsparcia operacyjnego występującemu o nie państwu członkowskiemu, które stanęło w obliczu wyjątkowej sytuacji wymagającej pilnych działań, zwłaszcza gdy na pewne odcinki granic zewnętrznych masowo napływają obywatele państw trzecich usiłujący nielegalnie przedostać się na terytorium tego państwa członkowskiego (...)".

Na razie jeszcze owe "unijne" patrole będą wysyłane z pomocą państwu, które o to poprosi. Dokładnie tak samo Związek Radziecki wysyłał swe wojska z pomocą komunistom, którzy o tę "pomoc poprosili". Nie miejmy złudzeń. To pierwszy etap. Wkrótce FRONTEX nie będzie się nikogo pytał, czy może wysłać patrole graniczne, tylko najzwyczajniej obsadzi "swoimi" funkcjonariuszami granice państwowe, w tym polską granicę z Rosją, Białorusią i Ukrainą. Przejmie po prostu kompetencje, a nawet wchłonie obecne, państwowe straże graniczne. O ile teraz podlegają one władzom danego państwa, to FRONTEX jest organem podległym Komisji Europejskiej i finansowanym z budżetu WE, a nie państw członkowskich. Zresztą już tworzy się "europejską sieć patroli granicznych" i "europejski system nadzoru". Ta sieć i ten system nadzoru to właśnie podwalina pod europejską straż graniczną. A to, że ona powstanie, jest przesądzone przez wspólnotowe prawo. O postępach w jej tworzeniu poinformował Radę Europejską 12 i 13 kwietnia tego roku szef FRONTEX-u, Ilkka Laitanen. Jak głosi komunikat po posiedzeniu Rady, ministrowie przyjęli informacje o postępach w tworzeniu patroli i nadzoru granicznego z satysfakcją. Wkrótce już więc polski rząd straci kontrolę nad granicami Polski, a pogranicznicy będą podlegali już Komisji Europejskiej.


Unijne FBI

Wypłukiwane i rozmydlane są kompetencje rządów państw wspólnotowych także jeśli chodzi o policję. Na początku tego roku wszedł w życie protokół podpisany jeszcze w 2002 roku (gdy nie byliśmy członkiem WE) o zmianie uprawnień Europolu - wspólnotowej policji. Do tej pory była to agencja, której zadaniem była wymiana informacji między służbami policyjnymi państw, które ustanowiły Europol. Zatrudnieni w Europolu policjanci pozostawali nadal pod wyłącznymi rozkazami państw, które ich tam oddelegowały. Zresztą Europol nie był podporządkowany żadnej z instytucji WE. Powstał jako umowa między państwami, a zakres jego działania regulowała konwencja. Protokół zmieniający ową konwencję, który wszedł właśnie w życie nadaje już nowe, większe uprawnienia. Jakie? Funkcjonariusze Europolu będą mogli uczestniczyć na pełnych prawach w śledztwach prowadzonych przez policję państw członkowskich WE oraz składać wnioski do państw o wszczęcie dochodzenia. Ta ostatnia prerogatywa jest dość istotna. Jeśli bowiem funkcjonariusze Europolu mają złożyć wniosek o wszczęcie dochodzenia, to wcześniej muszą zebrać dowody, a choćby i poszlaki, a to oznacza, że muszą wcześniej przeprowadzić własne śledztwo. Ni mniej, ni więcej po prostu Europol otrzymał uprawnienia do prowadzenia śledztw bez oglądania się na policję państw.

To jeszcze nie koniec. Ministrowie spraw wewnętrznych krajów WE w kwietniu tego roku podjęli decyzję o zmianie umocowania prawnego Europolu z międzypaństwowej konwencji na... decyzję Rady Europejskiej. Ową decyzję zatwierdzono na czerwcowym posiedzeniu Rady Europejskiej. Oznacza to, iż Europol stanie się jedną z instytucji WE (a po wejściu w życie traktatu reformującego - instytucją Unii Europejskiej), podporządkowaną Komisji Europejskiej. Obecni pracownicy Europolu staną się funkcjonariuszami Unii, a nie państw członkowskich. Zmieni się też jego finansowanie - pieniądze będą pochodziły wprost z budżetu WE.

Europol staje się więc europejskim FBI, a policja w krajach członkowskich zostanie sprowadzona do roli policji municypalnej, lokalnej.


Kontrola podatkowa po unijnemu

Wszystkie powyższe agencje powstawały jako dobrowolne programy wspólnotowe. Każde państwo miało wybór czy chce się do nich przyłączyć, czy pozostać poza. Z czasem owa dobrowolność zamieniała się w przymus, a program w instytucję WE, nad którą władzę rozciągała Komisja Europejska. To samo czeka pewien "dobrowolny program" dotyczący... podatków.

W 1998 roku decyzją eurobiurokratów utworzono program "Fiscalis 2002". Każde państwo członkowskie mogło do niego przystąpić dobrowolnie. Dotyczył on wymiany informacji o podatnikach, doświadczeń i szkoleń organów podatkowych krajów WE w sprawach podatków VAT i akcyzy, a więc tych, które w jakieś mierze regulowane są przez wspólnotowe prawodawstwo. Program ów miał się skończyć w 2002 roku. Postanowiono wtedy, iż powstanie nowy - "Fiscalis 2007". Program właśnie się kończy. Nieprawda. 21 czerwca Parlament Europejski zaaprobował rozporządzenie w sprawie kolejnego: "Fiscalis 2013". I przestaje to być śmieszne, gdy wczytamy się w treść tego aktu. Zadaniem "Fiscalisa 2013" jest między innymi: "prowadzenie wspólnych kontroli podatkowych" - czytamy w rozporządzeniu. Art.2 ust.3a precyzuje, że kontrola podatkowa może być prowadzona wobec podatnika lub kilku podatników powiązanych ze sobą, przez uprawnione organy kontrolne dwóch lub więcej państw członkowskich.

Nie miejmy złudzeń. To pierwszy krok w stronę powołania europejskiej kontroli skarbowej. Nowego organu przyszłej Unii Europejskiej. Im bardziej nasilają się głosy nawołujące do "głębszego zharmonizowania systemów i stawek podatkowych", tym szybciej powołane zostaną europejskie urzędy skarbowe wraz z unijną policją skarbową.


Handel poza Polską

To, iż państwa członkowskie nowej Unii Europejskiej nadal będą miały prawo weta w sprawach związanych z polityką zagraniczną, a minister spraw zagranicznych UE będzie miał inną nazwę, wcale nie oznacza, iż będą miały w stosunkach z krajami z poza UE coś do powiedzenia. Otóż traktat reformujący powiela z uniokonstytucji podział kompetencji między organami UE a państwami. Do wyłącznych kompetencji UE i jej organów będą należały m.in. sprawy związane z rynkiem wewnętrznym. W połączeniu z ustanowieniem osobowości prawnej Unii oznaczać to będzie, iż nikt się nie zapyta już Polski, czy podpisać umowę handlową z Rosją. Po prostu prezydent UE z szefem Komisji Europejskiej pojadą do Moskwy i podpiszą to, co wcześniej wynegocjowali uniobiurokraci. Polska nie będzie już mogła zgłosić weta. Tak będzie ze wszelkimi umowami handlowymi UE z innymi krajami czy organizacjami międzynarodowymi. To samo dotyczy polityki wizowej. Już teraz nie możemy jej prowadzić suwerennie i np. musieliśmy wprowadzić wizy dla Ukraińców i nie możemy ich znieść. Po ustanowieniu Unii nikt się nas nie będzie pytał, jakim krajom narzucać, a jakim nie - obowiązek wizowy. Co gorsza, polskie władze nie będą mogły np. prowadzić negocjacji z USA o zniesieniu dla nas wiz za oceanem. Te sprawy oddamy w ręce brukselskich urzędników i władz UE. Tylko one będą miały uprawnienia do zawierania umów o ruchu bezwizowym i nie miejmy złudzeń, że np. UE wynegocjuje zniesienie amerykańskich wiz dla Polaków. Nikt w Brukseli za Gdańsk nie zamierza umierać.


Powstrzymać oddawanie suwerenności

Superpaństwo się tworzy. Może przyhamowano jedynie prędkość, z jaką powstaje, ale podskórnie, po cichu wchodzą w życie akty prawne, które dają Unii Europejskiej wszelkie znamiona nowego bytu państwowego, a co gorsza dają także władzę, odbierając ją państwom członkowskim. Prawo wspólnotowe odbiera coraz więcej suwerenności władzom państw, w tym Polski, przekazując ją kolejnym organom i instytucjom przyszłej Unii Europejskiej. Czy uda się komuś powstrzymać ten proces? Polski rząd miał szansę raz na zawsze skończyć z budową Eurosujoza, zgłaszając weto na szczycie w Brukseli. Nie skorzystał z tej szansy. Wkrótce nadarzy się kolejna. W grudniu ma odbyć się szczyt zatwierdzający ostateczny tekst traktatu reformującego. Na nim też będzie można jeszcze postawić weto i zatamować powódź oddawania przez Polskę suwerenności. Jeśli i tam rząd Jarosława Kaczyńskiego przestraszy się swej broni, to pozostaje Sejm. W nim przewagę mają partie, które z niechęcią podchodzą do tego, co dzieje się w Europie. Jeśli postawią się rządowi i nie ratyfikują traktat, wtedy dopiero europejskie media będą mogły ogłosić rzeczywistą klęskę superpaństwa. Nikt bowiem nie będzie miał już sił po raz trzeci przeforsowywać idei dwa razy odrzuconej.

Chyba że Europol z Frontexem zaczną robić "porządki" i wyaresztują uniosceptyków.

Dariusz Kos NCzas

77%

C’est le pourcentage du revenu des agriculteurs français composé uniquement de subventions publiques. 55 % de ces aides sont en outre totalement déconnectées de la production. De quoi donner du grain à moudre à nos partenaires pour considérer que la PAC mériterait d’être légèrement remise en cause...

Eurosdu village

Pour “l’après-pétrole”, les biocarburants sont un leurre

Pour “l’après-pétrole”, les biocarburants sont un leurre Les industriels commencent à penser à “l’après-pétrole”. En effet, s’il est une énergie qui n’est pas renouvelable, c’est bien le pétrole dont les réserves sont estimées, si la consommation mondiale se maintient ainsi, à une cinquantaine d’années tout au plus. Les prix du pétrole flambent et la recherche avance… Beaucoup croient avoir trouvé la solution miracle: les biocarburants, combustibles renouvelables produits à partir de végétaux tels que la canne à sucre, le soja, le maïs… Comment ne pas y avoir pensé plus tôt? La combustion des huiles et alcools produits dégage du CO2 (dioxyde de carbone) aussitôt utilisé par les végétaux cultivés dans la photosynthèse: bilan pour l’effet de serre: NUL. Nul? Mais dans quel sens? Regardons-y de plus près, à l’instar d’Eric Holtz-Giménez qui, dans le Monde diplomatique de juin 2007, dresse un bilan sur les mythes des biocarburants. En Europe, il est prévu que les combustibles issus de la biomasse atteignent 20% des besoins en 2020. Pour atteindre cet objectif raisonnable en apparence, il faudrait que l’Europe alloue non moins de 70% de ses terres cultivables pour couvrir ces besoins. Pour les Etats-Unis c’est la totalité des récoltes de soja et de maïs qui devrait être transformée en biocarburant… Impossible à moins de ne plus se nourrir. Ou alors, il faut chercher des terres ailleurs, et comme le suggère l’OCDE, se tourner vers les pays du Sud… La culture de plantes destinées à la production de biocarburants produit, nous dit-on, 12 emplois pour 100 hectares cultivés. Bonne nouvelle? Pas forcément, car pour cela il faut prendre sur les cultures vivrières familiales. Or, sous les tropiques, 100 hectares dédiés à l’agriculture familiale créent 35 emplois… Les grandes firmes commencent sérieusement à penser à expulser les petits producteurs de leurs terres, au Brésil, en Argentine, au Paraguay et à l’est de la Bolivie. Selon la FAO (Food and Agriculture Organization), il y a assez de nourriture dans le monde pour alimenter tous les habitants, mais 824 millions d’habitants continuent de souffrir de la faim. Que va-t-il se passer si on alloue des surfaces agricoles des pays du Sud à la culture de plantes à biocarburants? Déjà, le Mexique est obligé aujourd’hui d’importer 30% de son maïs des Etats-Unis, provoquant une montée des prix de cette céréale jamais atteinte jusqu’alors, et du même coup une flambée des prix de la tortilla, plat de base de la population. Les biocarburants, poursuivent leurs défenseurs, peuvent nous sauver de l’effet de serre: il faut bien trouver des solutions pour continuer à vivre à ce rythme… Pourtant, si l’on considère le bilan global de la production de biocarburants, depuis le défrichage jusqu’à leur utilisation dans les transports, les réductions de gaz à effet de serre sont annulées par les effets, plus importants, de la déforestation, du drainage des cultures, des incendies, des pertes de carbone au sol. Et en réalité, chaque tonne d’huile de palme émet autant de dioxyde de carbone que le pétrole! Les cultures intensives, les épandages d’engrais ont eu pour conséquence de faire doubler le niveau d’azote biologiquement disponible sur Terre, contribuant aux émissions d’oxyde nitreux, gaz à effet de serre 300 fois plus puissant que le CO2. De plus, dans les zones tropicales, où les projets de culture de plantes à biocarburants sont les plus importants, les engrais ont 10 à 100 fois plus d’impact que dans les régions tempérées. Un litre d’éthanol requiert 3 à 5 litres d’eau pour être produit, et génère jusqu’à 13 litres d’eaux usées nécessitant elles-mêmes 113 litres de gaz naturel pour être traitées… Le Brésil vient de reclasser 200 millions d’hectares de forêts tropicales, zones humides et prairies, en “terres dégradées” aptes à la culture. En Indonésie et en Bolivie, les plantations de palmiers à huile et de soja sont les principales causes de la déforestation. La Malaisie, premier producteur mondial d’huile de palme, a déjà perdu 87% de ses forêts tropicales et continue de défricher… Effectivement le bilan écologique est NUL. Archinul. Par amael Kervarrec

Barroso avoue : 'l'UE est comparable à un empire'

Au cours d'une conférence de presse tenue le 10 juillet à Strasbourg, le Président de la Commission européenne, José-Manuel Barroso, a confirmé ce que les souverainistes et autres eurocritiques de toute l'Europe dénoncent depuis toujours : « Parfois j'aime comparer l'Union Européenne en tant que création, à l'organisation des empires. Nous avons la dimension de l'empire, mais il y a une grande différence. Les empires ont été habituellement bâtis par la force avec un diktat imposant du centre, sa volonté aux autres. Maintenant ce que nous avons est le premier "empire non-impérial". Nous avons 27 pays pleinement décidés à fonctionner ensemble et mettre en commun leur souveraineté. Je crois que c'est une grande construction dont nous devrions être fiers. Au moins, nous à la Commission, nous en sommes fiers. » Il y a en effet historiquement deux grandes manières d'organiser le monde : les empires ou les nations. L'intégration européenne actuelle, imaginée en plein affrontement de blocs impériaux au milieu du sanglant XXème siècle et pour un monde qui ne ressemblait en rien à celui d'aujourd'hui, ne pouvait donc avoir une autre nature que celle d'un empire. Une création supranationale plutôt qu'internationale, qui, mue par une idéologie plutôt que le pragmatisme, se poursuit dans la plus aveugle ignorance des récents bouleversements du monde. Comme le rappelle M. Barroso, elle a cependant une qualité que n'avaient pas les supranationalismes rouge et brun : elle n'utilise pas la force des armes, seulement celles de la propagande et du droit. C'est un empire souriant dont certains sujets imaginent l'avoir choisi, bien qu'il n'y eût que deux référendum, dont un clairement négatif. Un empire si persuasif, qu'il a convaincu les Français que leur "non" peut vouloir dire "oui" deux ans après. M. Barroso a raison d'être fier.

 Source Observatoire Européen

07.07.2007

Benoît XVI accorde la messe en latin aux fidèles

Le pape a autorisé par décret que la messe soit dite selon la liturgie qui prévalait avant le concile Vatican II.

Le pape Benoît XVI accorde la messe en latin selon la liturgie antérieure au concile Vatican II à tous les "groupes stables de fidèles" qui la réclament ainsi qu'aux communautés religieuses qui la préfèrent à la liturgie moderne, dans un décret publié samedi.

Les curés des paroisses seront tenus d'accueillir "volontiers" les demandes des fidèles, indique le décret ("motu proprio") qui satisfait une vieille revendication des courants traditionalistes de l'Eglise catholique. En cas de refus du prêtre, l'évêque sera "instamment prié d'exaucer le désir" des fidèles.

La messe en latin chaque jour

La messe ancienne dite "de saint Pie V", dans sa version la plus récente (1962, sous le pape Jean XXIII), pourra aussi être librement célébrée en privé par tous les prêtres qui le souhaitent, en présence "des fidèles qui le demandent spontanément".

Dans les paroisses, la liturgie en langue "vulgaire" adoptée par l'Eglise catholique en 1970, après le Concile Vatican II, reste la forme "ordinaire" de célébration. Mais la messe à l'ancienne - célébrée en latin, dos aux fidèles - pourra être célébrée chaque jour ainsi que pour les baptêmes, communions, mariages et enterrements.

«Réconciliation» avec les traditionnalistes

Dans une lettre adressée à tous les évêques jointe au "motu proprio", le pape justifie sa décision par un souci de "réconciliation" envers les fidèles "restés fortement attachés" à la liturgie de leur enfance. Il dénonce les "déformations à la limite du supportable souvent subies par la liturgie moderne" et qui auraient "profondément blessé" ces fidèles. "Je parle d'expérience", commente Benoît XVI, selon lequel ces abus les ont poussés dans les bras des traditionalistes.

"Nous savons tous que, au sein du mouvement conduit par l'archevêque Mgr Lefebvre" (le chef de file des intégristes excommunié en 1988) "la fidélité au vieux missel est devenue un signe distinctif extérieur", écrit Benoît XVI.

Il faut sept siècles pour régénérer une forêt primaire

Interview : Francis Hallé, Botaniste

Pillées par les pays industrialisés, les forêts primaires auront disparu des plaines d’ici à dix ans. Ne laissant derrière elles que la misère.

Les expériences de gestion durable, comme celle de la CEB au Gabon, suffiront-elles à préserver la forêt ?

Je suis sceptique. Quelques hommes ne suffiront pas à la sauver, vu qu’une majorité la détruisent N’oublions pas que nous avons affaire à des entreprises commerciales. Et je ne crois pas du tout à l’efficacité de tels programmes, sauf s’ils s’accompagnent de vraies campagnes de reboisement. Si les forestiers travaillaient pour l’avenir, ils planteraient des arbres que nous pourrions exploiter dans quarante ans, là où les bois ont déjà disparu. Il n’y aurait alors plus d’intérêt à s’aventurer toujours plus loin dans la forêt, qui est tout de même un drôle d’endroit pour travailler. Pour réussir ces « réimplantations », les entreprises peuvent s’appuyer sur des travaux de recherche sérieux, menés depuis plus de trente ans, et notamment pour la France par le Cirad Forêt, héritier du Centre technique forestier tropical. Il est décevant de voir que certains exploitants font aujourd’hui refaire ces recherches Par ailleurs, et malheureusement, il aurait fallu planter dans les années 1960, nous aurions aujourd’hui de belles plantations d’essences commerciales. Je ne parle pas de plantations monospécifiques comme la forêt des Landes, car ça ne marche pas sous les tropiques. Je parle de forêts où l’on mélange de nombreuses espèces.

Mais les bois ne sont-ils pas de mieux en mieux protégés ?


Non. La forêt reste très vulnérable en raison de la corruption qui règne dans beaucoup de pays où elle est exploitée et ce en dépit d’une réglementation souvent de plus en plus contraignante. Par ailleurs, certains politiques allient le cynisme à la bêtise. Voyez l’Etat du Para, au Brésil : il vient de faire mettre en réserve des forêts secondaires Ce n’est pas difficile, elles sont tellement appauvries qu’elles n’intéressent plus aucun exploitant. De toute façon, elles sont moins intéressantes sur le plan de la biodiversité.

Quelles sont les forêts les plus menacées ?

D’abord les dernières forêts primaires appelées autrefois forêts vierges, qui sont les plus riches en essences commerciales mais n’ont encore jamais fait l’objet d’une exploitation. Elles ont presque totalement disparu d’Afrique, sauf dans le bassin du Congo. En Europe, elles n’existent plus depuis le xv e siècle. Il n’en reste que quelques reliques en Europe de l’Est, en Biélorussie, dans les Balkans et dans les Carpates. La faune spécifique en a, elle, totalement disparu. En Asie, elles ont disparu des plaines, et s’il en reste dans les montagnes, c’est parce qu’elles sont moins belles, plus difficiles d’accès, et n’intéressent pas les exploitants. En Amérique du Sud, il subsiste un peu de forêt primaire sur le piémont des Andes, au Costa Rica et au Pérou, ainsi que dans certains coins d’Amazonie mais elle en train de disparaître à toute allure.
Partout, le scénario est identique : on exploite d’abord les essences de valeur, puis on n’a plus aucun scrupule, aucune objection sociale à raser la forêt pour y implanter des pâturages, des plantations, comme celles de palmiers à huile et d’hévéas en Indonésie. En Guyane, ce sont des mines à ciel ouvert que les chercheurs d’or creusent en forêt avant que leur mercure n’empoisonne les Indiens.

Combien faut-il de temps pour qu’une forêt primaire se régénère ?

Il faut sept siècles, depuis l’instant zéro, c’est-à-dire le moment où l’exploitation est terminée.
La durée de vie des arbres pionniers, qui poussent tous en même temps dans les trouées où sont tombés les grands arbres, est de cent ans. Les post-pionniers de la deuxième vague vivent trois cents ans. Il faut encore trois cents ans pour que les arbres de la troisième vague reforment une forêt.
La forêt primaire est difficile d’accès, éloignée, à des jours de transport et de marche. Mais une fois à l’intérieur, on peut y courir, y faire du vélo, le sol est nu et à cause de la canopée fermée, la lumière y est très faible.
La forêt secondaire est partout, mais plus « brouillonne » : il faut y tailler sa route à coups de machette, environné de nuées d’insectes. Les arbres y sont monotones, il y a plus d’individus, mais beaucoup moins d’espèces. C’est du mauvais bois, mou. Toutefois, certains arbres post-pionniers sont parfois intéressants commercialement. Du coup, la réexploitation intervient avant que la forêt ait recouvré son état primaire, qu’elle ait eu le temps de se régénérer. C’est là le drame. Ensuite, ce qui reste, c’est une savane qui brûle chaque année et il n’est plus question, malheureusement, de replanter !

Quel est l’intérêt de préserver les forêts primaires ?

Comme en témoignent les rares contemporains qui les ont vues, une autre vie, plus riche, existe en forêt primaire. L’an dernier, des chercheurs américains ont ainsi découvert « un monde perdu » en Nouvelle-Guinée, peuplé de dizaines d’espèces inconnues (voir Sciences et Avenir n° 709, mars 2006). Mais les politiques et les exploitants sont insensibles à cette beauté. Et pourtant : imaginez que nous ayons la chance de découvrir les derniers dinosaures et qu’un type en 4 x 4 les abatte à la mitraillette. Certains diront : « Dans le fond, on peut s’en passer de ces animaux. » Mais a-t-on pour autant le droit de les détruire ?
Ces niches à biodiversité sont aussi souvent sources de principes actifs pour la médecine, de molécules pour la chimie, ou de gènes pour l’amélioration des plantes utiles. Alors que les bois mous et fragiles des forêts secondaires sont dépourvus de défenses chimiques dissuasives, et donc de substances intéressantes pour les scientifiques. N’oublions pas, de plus, que les forêts primaires abritent des populations humaines spécifiques qui disparaîtront si leur forêt est détruite.

Quels arbres sont importants pour le climat ?

Les forêts servent d’épurateur de l’atmosphère, notamment dans les tropiques où elles fonctionnent douze mois sur douze. En Europe, ce sera au mieux la moitié de l’année. Mais cela a tout de même de l’intérêt, notamment pour piéger le CO 2, un gaz à effet de serre. Il faut consacrer nos efforts et notre argent à planter des arbres, même si ces puits à carbone n’ont pas tous la même efficacité. Des scientifiques américains ont récemment modélisé la puissance d’absorption des différentes forêts et recommandent ainsi, pour de nouvelles implantations, de privilégier les tropiques et d’éviter les hauteurs.

L’exploitation du bois reste inévitable

On aurait le droit de le couper si cela augmentait le niveau de vie des populations locales. Or ce n’est pas le cas ! Une fois les compagnies passées, la forêt a disparu et, avec elle, la chasse, la cueillette, le bois de chauffage et de construction ! C’est la misère qui s’aggrave. Il ne faut pas se laisser berner par le discours des coupeurs de bois lorsqu’ils prétendent qu’ils font marcher l’économie locale alors qu’à terme, ils la détruisent ! Attention, tout ça se passe dans des pays tropicaux pauvres, écrasés par la dette et abandonnés par la communauté internationale.

Ne sortez-vous pas de votre rôle de scientifique ?

J’ai commencé à travailler à une époque, il y a quarante ans, où personne et moi non plus ne pensait que l’exploitation pourrait épuiser la forêt. Aujourd’hui, je pense que la forêt primaire de plaine aura disparu d’ici à dix ans. Il faut donc mobiliser l’opinion publique, car les scientifiques sont impuissants à enrayer la machine. Quand j’étais jeune chercheur, nous faisions déjà des inventaires des arbres qu’on pouvait couper dans l’immédiat, dans vingt ans, dans quarante ans, et dès qu’on avait le dos tourné, la forêt était rasée, à tort et à travers. J’ai aussi vu des scientifiques collaborer, se porter caution pour de véritables entreprises de déforestation comme en Côte d’Ivoire. Dans ce contexte, l’étiquette de scientifique n’a pas de valeur : c’est une question de lucidité, d’éthique. Il ne faut jamais être payé par ceux que vous avez la tâche de contrôler.

Quels sont les pays les plus destructeurs ?

La Chine et le Japon qui vont exploiter les forêts des autres pays. Le Brésil, qui dévore son propre bois. La France, elle, a un rôle excessif pour un si petit pays. Nos compagnies sont nombreuses, compétentes et ubiquistes, comme Bolloré, Rougier Océan, Leroy Gabon, Thanry (propriétaire de la CEB), Pallisco, Coron, d’autres encore. Nous avons longtemps été une n